Descendants de Brunon de Witte 2017-05-23T17:16:07+00:00

Descendants de Brunon de Witte

Descendants de Brunon de Witte (1753-1828) et Françoise Bonaventure Breydel (1764-1852).

1) Louis-Bruno de Witte (Bruges 1799-Bruxelles 1831).

Le 1er fils de Brunon de Witte et Françoise Breydel est Louis-Bruno de Witte.
Louis-Bruno de Witte avait fondé avec son frère Charles une maison de commerce à la Havane et à Matanzas. Cette entreprise ne réussit pas et il rentra en Belgique après s’être marié sur l’ile avec Anita Lassabe.

Anita était la fille du docteur Bernard Lassabe né au Béarn et qui est mort à Limonar (Cuba) et de Marie Carrière, née en 1762 à la Nouvelle-Orléans et décédée à Matanzas en mai 1844.
Anita était la tante d’Alphonsine du Repaire de Truffin Lassabe, épouse de Félix de Witte.

Louis-Bruno est mort très jeune à l’âge de 32 ans laissant une veuve de 27 ans et trois jeunes enfants en bas-âge (Rosalie : 6 ans, Sophie : 7 ans et Louis-Charles : 9 ans).
Anita se fait nommer tutrice légitime de ses enfants et c’est Charles (frère du défunt) qui sera nommé subrogé tuteur (décision du conseil de famille du 4 août 1831).

Portrait de Louis-Bruno de Witte (Bruges 1799-Bruxelles 1831).


Portrait de Anita Lassabe (Matanzas 1804-Bruxelles 1862)

Acte de mariage de Louis-Bruno de Witte (Bruges 1799- Bruxelles1831) avec Anne Lassabe (Matanzas 1804-Bruxelles 1862) le 28 septembre 1829.

Acte de décès de Anne Lassabe (Matanzas 1804-Bruxelles 1862).

Portrait des trois enfants de Louis-Brunon de Witte (Bruges 1799- Bruxelles1831) épouse en 1829 Anita Joséphine Lassabe (Matanzas 1804-Bruxelles 1862).
– Rosalie Françoise de Witte (Matanzas 1825 – Ixelles 1915).
– Sophie (Matanzas 1823- Saint-Raphaël 1883).
– Louis-Charles Bruno de Witte (Matanzas 1822 – Ixelles 1899).

Selon le faire-part de décès d’Anita Lassabe, la cérémonie religieuse fut célébrée à l’église de Saint-Josse-ten-Noode (« faubourg de Louvain ») le 6 mai 1862.

1799-Bruxelles 1831
1) Document en latin.
2) Prospectus de la maison de commerce de Louis et Charles de Witte.
3) Procuration donnée par Anita Lassabe à un avocat.
4) Requête au tribunal pour prorogation de délai de renonciation à la succession du père.
5) Pièces relatives à une demande de conseil de famille.
6) Diverses correspondances ayant trait notamment à la gestion des biens des mineurs.
7) Souvenirs mortuaires d’Anita Lassabe.
8) Lettre de faire-part de la mort d’Anita Lassabe.

2) Charles-Antoine Joseph de Witte (1800-1870).

(Texte de Annie Terlinck).
Charles de Witte, le second fils de Brunon et de Françoise Bonaventure Breydel nait à Bruges le 12 Brumaire an IX.
Il fait de bonnes études. En 1819, il échappe au Service militaire, son père ayant payé un remplaçant, comme cela pouvait se faire à l’époque (1).
Vers 1821, Charles et son frère Louis, d’un an plus jeune que lui, partent pour La Havane, dans le but de se lancer dans les affaires, et tout particulièrement dans le commerce du sucre et du café. Suite à une série de mésaventures, ils abandonnent ce commerce. Louis qui s’est marié à Matanzas rentre en Belgique avec sa famille; Charles part pour la Grande Colombie où il semble qu’il se soit lancé dans l’élevage et le commerce. En 1830, il est en Belgique. Il apparaît que Charles et son frère Louis prennent part au mouvement insurrectionnel contre Guillaume d’Orange, en armant une compagnie à cheval pour se battre contre les Hollandais mais ceci reste à prouver.
En 1831, Charles épouse Adèle Gilliodts, la fille de notables brugeois. Leur fille Hélène nait en 1832.
A cette époque, avec son frère Félix, son cadet de 10 ans, il se lance dans des affaires financières qui tournent mal. Charles est ruiné.
La navigation à vapeur s’étant développée, Charles crée en 1835 deux compagnies de navigation, sur les canaux et sur les mers. Ces projets échouent.
Reste à Charles, pour gagner sa vie et celle de sa famille, à postuler un poste de Consul dans une terre étrangère. Il obtient sa nomination en 1842, et les de Witte partent en 1843 pour la Nouvelle-Zélande. Charles et sa famille vont s’installer sur l’île de Waiheke , une île proche d’Auckland, où il achète des terres et se lance dans l’élevage du mouton. La maison est toujours visible. Sa fille Marie y nait en 1846. En 1855 Hélène épouse Laughlin O’Brien, Shérif d’Auckland. Ils ont de nombreux enfants et petits-enfants.
Adèle décède en 1864 et Charles en 1870. Ils n’ont jamais revu leur terre natale.

L’histoire de la famille de Witte, et celle particulièrement fascinante de Charles, fera prochainement l’objet d’une publication.

(1) Pratique courante au 19e siècle pour les personnes nanties qui a fait l’objet du film « De Loteling» (d’après le roman homonyme d’Hendrik Conscience publié en 1850).

Portrait d’Adèle Gilliodts

De ce mariage naquirent
1° Hélène Léopoldine Françoise (née le 1er juin 1832 à Bruges) mariée à Auckland le 4 février 1856 à Mr Laughlin O’Brien (avocat et shériff de la ville et de la province d’Auckland).
2° Marie-Ernestine Adèle Charlotte (née le 8 mars 1846 à Auckland).

Lettre de présentation de la nouvelle compagnie commerciale « L et C de Witte ».

1. Reçu d’une somme,
2. Contrat de mariage.
3. 2 pièces de la société du concert de réunion.
4. Diverses correspondances ayant trait à un partage ou à des demandes d’argent.
5. Assignation ayant trait à une demande de pension alimentaire.
6. Différentes pièces ayant trait à une demande de brevet pour un nouveau ressort à vis.
7. Diverses correspondances ayant trait au port de Blankenberge, à l’obtention d’un poste de consul et au voyage en Nouvelle Zélande.
8. Un article de LLB au sujet des de Witte de Nouvelle Zélande.
9. Projet de colonie belge aux Iles Fidji.
10. Pièce relative au leg laissé à Charles par sa mère.
11. Diverses correspondances en Anglais.
12. Vues de la ville d’Auckland.
13. Lettre du ministère des affaires étrangères.
14. Plusieurs pièces relatives au remplacement de Charles pour le service militaire.

3) Félix de Witte (Bruges le 27 décembre 1810-Bruxelles le 12 novembre 1874) est le 3e fils de Brunon de Witte et Françoise Bonaventure Breydel.

Il est marié à Marie Durepaire de Truffin (née à Sommidère Limonare (Cuba) le 8 janvier 1811-décédée à Bruxelles le 29 septembre 1863)

De ce mariage naquirent
– Claire-Louise épouse Breydel.
– Victor-Félix Henri.
– Eulalie Irène.
– Alphonse Félix François Charles (21 mars 1851-1er août 1916).

Félix tenta en 1845 de fonder à Bruxelles un journal intitulé « Le Journal Général » à l’instar du journal « L’Epoque » de Paris, Il proposa en 1847 de créer vers Blankenberg un port pour Bruges et s’occupe ensuite de faire adopter diverses inventions concernant les chemins de fer. Il ne réussit pas dans ces diverses entreprises. Il soumit aussi au Roi un projet de colonie dans la méditerranée. Il s’occupa encore avec son frère Charles d’opérations financières qui n’eurent guère de succès. Il publia une brochure d’opérations financières qui n’eurent guère de succès. Il publia une brochure sur la triste situation des flandres et des remèdes à y apporter.

Diverses correspondances, lettres de parents et d’amis :
– 1 procuration de Claire Lassabe du Repaire de Truffin pour le mariage de sa fille.
– 3 pièces concernant un brevet d’invention ayant trait au réchauffement de l’eau des tender.
– 3 pièces concernant une invention ayant pour but de prévenir les accidents de chemin de fer.
– 1 article du journal concernant l’invention ayant pour but de prévenir les accidents de chemin de fer.
– 5 pièces ayant traits à l’invention ayant pour but de prévenir les accidents de chemin de fer.
– 3 pièces ayant trait à une invention destinée à prévenir les accidents de chemin de fer.
– 1 lettre en allemand.
– Prospectus d’un nouveau journal intitulé « Journal Général ».
– 1 brochure sur la question linière.
– 2 pièces ayant trait aux réclamations présentées au gouvernement hollandais pour récupérer les valeurs de deux navires saisis (le Fingal et le Coradine).
– 1 projet de fondation d’une colonie dans la Méditérranée.
– 1 article du journal ayant trait à la création d’un port à Blankenberg.
– 2 lettres ayant trait à une invention concernant le moyen d’attaque d’une barricade.
– Reçu et lettre concernant l’acquisition de 2 maisons à Ixelles.
– Diverses lettres ayant trait à la succession de sa mère.
– Livret de mariage de Félix de Witte.
– 1 acte de la belle-mère de Félix de Witte consentant à son mariage.
– Contrat de mariage de Félix de Witte.
– 1 assignation à charge de Félix de Witte.
– 1 certificat d’inscription au Registre de la population.
– 1 feuille de contribution.
– Diverses correspondances ayant trait à la mort de sa belle-mère Claire Lassabe.
– 1 lettre de faire-part du décès de Félix de Witte.
– Acte de partage des biens de Félix de Witte entre ses deux enfants Alphone et Emma.

A propos de l’un des fils de Félix : Alphonse Félix François Charles (21 mars 1851-1er août 1916).

La BNF (Bibliothèque Nationale de France) recense pas moins de 106 publications signées par Alphonse dans le domaine de la numismatique dont il était un spécialiste incontesté.

En son honneur, une rue porte son nom à Ixelles : la rue Alphonse de Witte qui relie les places Eugène Flagey et Sainte-Croix à la rue Antoine Labarre.

« Dénommée à l’origine rue du Presbytère, suite à la présence à cet endroit de la cure de l’église Sainte-Croix, cette rue fut ensuite dédiée à Alphonse de Witte, philanthrope ixellois ».
http://www.irismonument.be/fr.Ixelles.Rue_Alphonse_De_Witte.html

4) Rosalie-Françoise de Witte (Bruges 4 avril 1805- Bruges 14 janvier1890) mariée en novembre 1825 à Pierre-Nathanael Ferdinand Gilliodts (1794-22 avril 1859).

De ce mariage naquirent de nombreux enfants. Nous citerons :
– Louis avocat-archiviste communal marié à Melle van Severen.
– Gustave – célibataire – né le 23 avril 1830 et décédé 17 juin 1884.
– Alphonse – célibataire.
– Oscar – célibataire.
– Coralie – célibataire.
– Idalie – Religieuse de l’immaculée conception.
– Florence épouse de Mr Thibaut de Boesinghe.
– Clothilde épouse le 12 novembre 1861 Mr Paul van Goethem de Gand.
– Justine épouse le 23 novembre 1869 Mr Paul Magon de la Giclaer.

1 carte de l’exposition des Beaux Arts au nom d’Alphonse.
Diverses correspondances.
2 souvenirs mortuaires.